L’association Attitude Prévention, en collaboration avec l’Irmes, a dévoilé les résultats de son volet concernant les femmes de ses 5 années d’étude sur le niveau d’Activité Physique et Sportive (APS) de la population française ainsi que les résultats de son étude européenne sur la sédentarité et l’activité physique. Ils mettent en évidence une activité physique et sportive féminine insuffisante et une sédentarité importante. Ils donnent également des pistes pour développer l’activité physique et sportive des femmes.

Des Françaises insuffisamment actives

Les résultats des 5 années d’étude montrent que près de 8 Françaises sur 10 font moins de 10 000 pas par jour et que près d’1 sur 3 n’atteint pas les 5 000 pas quotidiens. Avec une moyenne de 7 578 pas, les Françaises sont loin des 10 000 recommandés pour se maintenir en forme et préserver sa santé (recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé). 57 % réalisent moins de 7 500 pas par jour et 32 % sont sédentaires.

Pourtant, au fil des années, les Françaises s’approprient cet objectif santé de 10 000 pas. Ainsi, 50 % le connaissaient en 2016 contre 36 % en 2014.

Une sédentarité marquée

En Europe, les femmes sont assises en moyenne 7 heures par jour (7h25 pour les Françaises). Parmi les Européennes les plus actives, on trouve les Finlandaises avec 5h47 de temps sédentaire.

40 % des Françaises consacrent la majorité de leur temps libre à une activité physique. Les Espagnoles sont les plus actives sur leur temps libre (45 %), à l’inverse les britanniques sont 61 % à privilégier les activités sédentaires. L’activité physique privilégiée par les Européennes est la promenade (18 %) ; l’activité sédentaire la plus courante est l’utilisation des écrans (35 %).

Enfin, toujours selon l’étude européenne, près de 7 femmes sur 10 sous-estiment les risques qu’induit la sédentarité sur la santé.

La pratique sportive féminine

Moins d’1 Française sur 2 (46 %) pratique une activité physique et sportive. Une pratique qui influe fortement sur le nombre de pas effectué quotidiennement. En effet, les pratiquantes réalisent en moyenne 8 257 pas par jour, contre 6 989 pour les non pratiquantes (un écart de 15 % environ).

Les principales activités physiques ou sportives pratiquées par les Françaises sont la marche (22 %), le vélo (16 %) et la course à pieds (16 %). 83 % des pratiquantes font du sport au moins une fois par semaine. Les activités physiques et sportives les plus pratiquées par les adultes le sont sans licence.

Motivations et freins à la pratique d’une APS

La motivation principale de la pratique est le bien-être / l’entretien physique, cité comme premier facteur par 65 % des Françaises, vient ensuite le plaisir pour 15%.

Pour les femmes ne pratiquant pas d’APS, les principaux freins à la pratique relatifs au contexte professionnel sont les contraintes horaires (42 %) et la disponibilité de l’offre (34 %). Dans la sphère privée, la principale raison de la non-pratique est le manque de motivation (36 %), devant le manque de temps (20 %) et le coût (17 %). Les deux principales raisons qui pourraient inciter à un changement de comportement chez les femmes seraient une recommandation médicale (24 %) et de pratiquer en famille ou avec des amis (23 %).

A l’échelle européenne, 7 femmes sur 10 seraient incitées à faire davantage d’activité physique si elles avaient un meilleur accès à des infrastructures favorisant l’activité physique (équipements sportifs, espaces pour des activités en plein air, infrastructures favorisant les mobilités actives). Les plus enclines à augmenter leur niveau d’activité physique sont les Italiennes (83 %), les Françaises quant à elles seraient 65 %.

Tous les résultats de ces deux études sont disponibles sur le site d’Attitude Prévention.

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